Ramonage : ce qu'il faut savoir

Date de publication : 19 octobre 2026

Le ramonage est indispensable pour limiter les risques d’incendie et d’intoxication au monoxyde de carbone. Mais à quelle fréquence faut-il le faire ? Une bûche de ramonage peut-elle remplacer le professionnel ? Et pourquoi est-il important de conserver une attestation ? Voici les bons réflexes à connaître.

Pourquoi le ramonage est-il important ?
Un conduit encrassé présente deux risques principaux :

  • l’incendie : les dépôts de suie peuvent s’enflammer et provoquer un feu de cheminée.

  • l’intoxication : une mauvaise évacuation des fumées peut favoriser une accumulation de monoxyde de carbone, un gaz invisible, inodore et potentiellement mortel.

Que dit la loi ?
Le décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023 indique que tout conduit de fumée desservant un appareil à combustible solide ou liquide doit être ramoné au moins une fois par an, pendant la période d'utilisation. L'entretien doit être effectué par un professionnel qualifié, et une attestation (le certificat de ramonage) doit être remise dans les 15 jours.

À quelle fréquence ramoner ?
La fréquence du ramonage dépend du combustible utilisé et de la réglementation locale (règlement sanitaire départemental). Pour les appareils fonctionnant au bois (cheminée, insert, poêle) et pour les chaudières au fuel, deux ramonages par an sont généralement requis, dont un pendant la période de chauffe. Pour le gaz, un ramonage annuel est suffisant.
En cas de doute, renseignez-vous auprès de votre mairie.

La bûche de ramonage est-elle efficace ?
Les bûches de ramonage vendues dans le commerce promettent de faciliter l’entretien des cheminées et des poêles. Si elles peuvent contribuer à diminuer certains dépôts de suie, elles ne nettoient pas complètement le conduit.
Elles ne remplacent donc pas un ramonage mécanique, réalisé avec une brosse par un professionnel. Le certificat fourni avec une bûche n’a pas la même valeur que l’attestation remise après une intervention d’un professionnel.

Conservez l’attestation de ramonage
Après son intervention, le professionnel vous remet une attestation de ramonage. Conservez-la précieusement : votre assureur peut vous la demander en cas de sinistre.
Pour un locataire, ce document peut également être utile pour justifier que le ramonage a bien été effectué et répondre à une éventuelle mise en cause de sa responsabilité.

Quels sont les signes d’alerte ?
Une fumée qui revient dans la pièce, une odeur âcre, un tirage insuffisant ou une vitre de poêle qui noircit rapidement peuvent signaler un problème. Une accumulation inhabituelle de suie doit également vous alerter. N’attendez pas pour faire vérifier votre installation par un professionnel.


Comment limiter l’encrassement ?
Quelques gestes simples permettent de réduire les dépôts, comme utiliser du bois sec, dont le taux d’humidité est inférieur à 20 %, éviter de faire fonctionner votre appareil trop longtemps au ralenti, respecter les consignes d’utilisation et d’entretien du fabricant.

Bien choisir son ramoneur
Faites appel à un professionnel qualifié en ramonage fumisterie.
Méfiez-vous du démarchage à domicile et des tarifs anormalement bas. 
Demandez un devis avant toute intervention.

N’oubliez pas l’entretien de l’appareil
Le ramonage du conduit ne doit pas être confondu avec l’entretien de l’appareil de chauffage. L’entretien annuel est obligatoire pour les chaudières dont la puissance est comprise entre 4 et 400 kW. Pour les poêles et les inserts, il convient de respecter les recommandations du fabricant et les éventuelles obligations applicables à votre installation.

Que faire en cas de feu de cheminée ?
Appelez les pompiers au 18 ou le 112. Fermez les arrivées d’air si vous pouvez le faire sans vous mettre en danger et ne jetez jamais d’eau dans le foyer.

 

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JCL
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